Article paru dans L’EST RÉPUBLICAIN du 26 Juin 2018

Créé en 1995, le Pôle Espoirs du CREPS de Nancy est devenu Pôle France une dizaine d’années plus tard. En un peu plus de vingt ans,
il a vu passer plusieurs sélectionnés olympiques. Et œuvre pour former les prochains. Avec de gros atouts.

Jeudi dernier sur le stand de tir à l’arc du CREPS d’Essey-lès-Nancy. Sous un soleil clément, une soixantaine de jeunes archers de toutes catégories sont alignés, prêts à dégainer.

Comme plusieurs fois par an, le site d’Essey rassemble la plupart des jeunes espoirs des Pôles France de Nancy et de Dijon dans un même concours FITA.

L’occasion de voir à l’œuvre les espoirs présents dans les deux structures. « L’idée de cette compétition, c’est de donner le rêve olympique à tous ces jeunes », image dans un sourire le CTS Jacques Rousseau en suivant du regard les volées des uns et des autres.

Le rêve olympique ? Il est évidemment présent dans la tête des jeunes pousses. Mais encore assez vague… Pour l’heure, il s’agit avant tout de s’étalonner avant les échéances toutes proches. « Certains préparent les championnats d’Europe qui auront lieu fin juin en Grèce, d’autres les championnats de France », souligne Gilles Topandé-Makombo, entraîneur national et responsable de la structure à Essey-lès-Nancy.

Les championnats d’Europe, c’est l’échéance que préparent justement deux pensionnaires du Pôle France de Nancy, la Dieuzoise licenciée à Riom Lisa Barbelin et Lou Thirion, archer licencié à Vertus dans la Marne.

Deux jeunes espoirs qui prolongent la tradition d’excellence du Pôle nancéien. Car depuis sa création en 1995 sous l’étiquette de Pôle Espoirs (il deviendra Pôle France une dizaine d’années plus tard….), l’établissement a vu passer quelques jolis champions comme Jean-Charles Valladont, médaillé d’argent aux JO de Rio qui a été pensionnaire une saison à Nancy, Jocelyn de Grandis, sélectionné olympique aux Jeux de Sydney et Athènes, ou plus récemment le Mussipontain Thomas Antoine et la Riomaise Audrey Adicéom, qui font aujourd’hui partie de l’équipe de France.

Une trentaine d’heures d’entraînement par semaine

Mais il faut dire que le Pôle France a de sérieux atouts à faire valoir pour la pratique du tir à l’arc de haut niveau.

A commencer par un espace aux normes olympiques, c’est-à-dire apte à proposer des épreuves de 70 m. Au début de l’année, un chemin bétonné a été réalisé pour offrir de meilleures conditions aux archers. « En été, ça va, mais en hiver, il y a parfois de la »bouillasse »» reprend le technicien, « du coup, cela permet de gagner du temps pour aller chercher ses flèches ».

Les pensionnaires du Pôle bénéficient aussi d’installations couvertes dans le bâtiment principal du CREPS. « On effectue tout le travail technique et physique dans cette salle-là », poursuit Gilles Topande-Makombo…

Et du travail, les pensionnaires du Pôle France d’Essey n’en manquent pas. « Les archers ont deux entraînements par jour, ce qui représente une charge quotidienne de cinq à six heures », détaille Gilles Topande-Makombo, « ils suivent ce rythme cinq ou six jours par semaine. Cela fait entre 25 et 35 heures d’entraînement par semaine. A cela s’ajoutent les compétitions le week-end sachant qu’on part parfois trois jours… ».

Le tout en menant de front les études. Un rythme soutenu mais qui est un passage obligé pour espérer poursuivre son rêve et intégrer l’INSEP, l’étape suivante pour les meilleurs. « L’objectif du Pôle, c’est de former les jeunes pour qu’ils puissent intégrer l’INSEP et les préparer pour les échéances internationales », reprend Gilles Topandé-Makombo.

Cela fait déjà une vingtaine d’années que le Pôle de Nancy creuse ce sillon. Et contribue à son échelle à former les champions de demain. Ceux qu’on retrouvera peut-être à Tokyo dans deux ans ou à Paris en 2024…

Anthony GUILLE

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