Charlotte LUTZ, pongiste au Pôle France Tennis de Table du CREPS de Nancy, a participé à un stage de perfectionnement d’une dizaine de jours au Japon, du 02 au 16 mars 2018.

Vingt-cinq jeunes pongistes, garçons et filles âgés de moins de 13 ans, de nationalité japonaise et française, les meilleurs très jeunes espoirs de la discipline, étaient ainsi regroupés au Centre National de Tennis de Table à Tokyo, réputé mondialement pour l’accueil de tels rassemblements car disposant de grandioses installations.

Choisis par la Direction Technique Nationale de la Fédération Française de Tennis de Table, dans le cadre du Programme National de détection, trois pongistes français avaient été sélectionnés en fonction de leurs performances enregistrées au cours des compétitions. Deux garçons et une fille, Félix LEBRUN (Montpellier Tennis de Table), Nathan LAM (Lille Métropole Tennis de Table) et Charlotte LUTZ (Schiltigheim), encadrés par Damien LOISEAU, Chef de projet détection, ont donc pris la direction du pays du Soleil Levant. Charlotte LUTZ était la seule féminine française et l’unique membre du Pôle France Tennis de Table du CREPS de Nancy à participer à ce stage. Elle a néanmoins pu s’entraîner et échanger avec Prithika PAVADE, jeune espoir française de la discipline, également présente à un stage organisé par son club, Saint-Denis US 93 T.T.

Un programme intense et chargé attendait l’ensemble des participants durant leur séjour au Japon.

 

De retour en France, Charlotte LUTZ a accepté de faire part de ses impressions :

Quel était votre emploi du temps journalier ?

« Notre séjour comportait deux sessions distinctes, une semaine d’entraînement avec les filles et une semaine avec les garçons. Durant ces deux semaines, l’entraînement était bi-quotidien. L’encadrement était assuré par des entraîneurs japonais, un entraîneur masculin et trois entraineurs femmes pour les filles, cinq entraîneurs pour les garçons. Après la mise en route physique et les étirements, les exercices demandés étaient sensiblement les mêmes durant tout le stage, avec, au programme, travail de déplacement, travail au panier de balle, perfectionnement du Service/Remise, ponctués de matchs en fin de séances et de compétitions. Les séances, intensives, se déroulaient dans une ambiance très studieuse, avec rigueur et discipline. De plus, le niveau très élevé des partenaires japonais nous obligeaient à un gros engagement physique et mental ».

L’enseignement de la discipline diffère-t-il de celui dispensé en France ?

« Il y a peu de différence concernant l’enseignement et les techniques de jeu, même si j’ai eu l’impression que le physique n’était pas leur priorité. Par contre, les comportements et aptitudes diffèrent un peu des nôtres. Les japonais possèdent un meilleur self-control, sont plus calme et plus concentrés, que ce soit à l’entraînement ou en compétition. Sur le plan technique, ils font preuve d’une grande souplesse et les garçons possèdent un meilleur service que les filles ».

Vos impressions sur la vie au Japon et ses habitants :

« Lors de mon arrivée, j’ai eu quelques difficultés à m’habituer au régime alimentaire et à la nourriture locale mais je m’y suis rapidement adaptée. La plupart du temps, la diététique était adaptée pour des sportifs de haut niveau. Du fait d’un emploi du temps très chargé, nous n’avons pas eu la possibilité de faire du tourisme et d’être en contact avec la population locale ».

En guise de conclusion…

« Même si au cours des années précédentes, que ce soit lors de stages ou de compétitions, j’avais déjà séjourné dans plusieurs pays étrangers, comme le Luxembourg, le Portugal, la Slovaquie, la Russie, la République Tchèque ou la Chine, par contre, c’était mon premier voyage au Japon.

J’ai trouvé ce stage enrichissant, intéressant et très instructif sur le plan technique. Je peux même dire que j’aurais aimé prolonger ce séjour mais je suis cependant heureuse d’être rentrée en France, de retrouver ma famille et mes amis ! »

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