LE GRAND EST VEUT ETRE PILOTE !

Article paru dans L’EST REPUBLICAIN du 30 novembre 2018

Au cœur de la réforme de la gouvernance du sport français, la région Grand Est se positionne.

Hier, à Nancy, la nouvelle ministre Roxana MARACINEANU a pu acter cette ambition conclue par la signature d’une convention avec les trois CREPS.

Après tout, Roxana MARACINEANU connaît si bien l’Est de la France. « J’ai passé de nombreuses années à Mulhouse dans ma vie de nageuse et même de citoyenne », rappela-t-elle au hasard des discours avec une décontraction si peu protocolaire.

La nouvelle ministre des Sports est ainsi, elle impose son style, basket et propos directs. Elle est à l’aise. Elle était donc venue hier à la Maison des Sports du Grand Est à Tomblaine dans la banlieue de Nancy pour ratifier une convention de moyens, de compétences et d’expertises, avec les trois CREPS de la zone, Reims, Nancy et Strasbourg. Un acte fondateur d’une politique en chantier.

Une façon de donner le coup d’envoi de l’ambition d’un territoire qu’elle gratifia d’un joli compliment : « Le Grand Est peut être un pilote, il peut même servir d’exemple au plan national ! ».

Supporters à Gentilly
Assis à ses côtés, Jean-Paul Omeyer, le chargé des sports de la Grande Région, buvait du petit-lait. Juste à temps pour son président Jean Rottner, arrivé en retard mais pour la bonne cause, il avait passé sa journée avec le Premier ministre pour parler Gilets jaunes.

Il put cependant poser sa griffe sur un document qui promet de mettre en synergie les nombreux atouts de son territoire. Déjà répertorié sur un site web en cours de fabrication.
Tout ce beau monde partit ensuite au Palais des sports de Gentilly, pour l’ouverture d’un championnat d’Europe de handball féminin qui pourrait donner le ton lui aussi à cette envie d’exister dans la perspective nationale.

On aura compris au hasard des interventions qu’elle était double, et d’abord participer activement à la réforme de la gouvernance du sport français, en cours, elle promet de faire bouger les lignes. Personne ne le cache, elle veut agréer la santé, le handicap, le loisir et toutes les composantes du maillage administratif…

« On veut se repositionner auprès des pratiquants, mettre de la cohérence et de la clarté pour que la France devienne plus sportive », la profession de foi de la ministre qu’elle met en branle depuis quelques semaines seulement pourra s’appuyer sur un doping à toute épreuve : la France olympique à l’horizon 2024. Le deuxième atout maître, de quoi mobiliser les forces et les énergies avec une perspective excitante relayée avec maestria par Thierry Rey. Encore faut-il pouvoir monter dans le train d’une façon ou d’une autre. Ce sera le défi des mois qui viennent.

Christian FRICHET

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Crédit Photos : Est Républicain